Il est habituel de prendre 3 granules à chaque prise ou une dose dans sa totalité. En fait, il semble bien que le nombre de granules ou de glo-
bules n’ait aucune importance. Le médicament homéopathique agit
à très petites doses et selon des mécanismes qui, certainement, n’impliquent pas de proportionnalité d’action avec la quantité. On est tenté de dire qu’il agit plus par sa qualité que par sa quantité. Dans ces conditions, l’usage a prévalu d’utiliser 3 granules à chaque prise. Mais on peut, sans risques. changer l’usage.

Différence granules-globules ?

Cette question, liée à la précédente, implique également une référence à la notion de quantité et appelle le même type de réponse. Habituellement, on utilise les doses à des dilutions élevées pour traiter des maladies chroniques et certains ont cru constater que ces doses seraient plus « efficaces » que les granules, quelles auraient une action plus globale et plus profonde. En réalité, rien ne permet d’affirmer cela et l’utilisation simultanée des deux formes,
granules et dose-globules, est surtout un moyen commode, pour le patient, de se retrouver dans la prescription de son traitement. Cette distinction est, d’ailleurs, purement française.

Combien de fois et à quel moment ?

• Dans les cas aigus, il faut commencer les prises très rapidement après l’apparition des premiers symptômes et continuer à un rythme très soutenu jusqu’à l’amélioration. Une prise d’un seul granule tous les quarts d’heure est recommandée. En effet, Faction du produit est d’autant moins durable que les symptômes sont plus aigus.
• Dans les situations chroniques, la prise du remède se fera une ou deux fois par jour, pour les basses dilutions, et une fois par semaine ou toutes les deux semaines pour les hautes dilutions. Pour une simple question de repère chronologique, il est alors recommandé de laisser fondre les remèdes dans la bouche avant l’un des repas du matin ou du soir. Nous verrons plus loin (p. 42) que le moment de la prise, en fait, importe peu.

À quelle dilution ?

Le choix de la dilution est fondamental et cependant difficile pour le profane. Il existe en effet 30 dilutions possibles au centième !
Comment s’y retrouver ? Il faut raisonner en termes de niveau de similitude en se rappelant que plus la similitude est grande et plus la personne est atteinte dans sa globalité, plus la dilution doit être élevée.
En pratique, on utilise le plus souvent les dilutions 5 CH, 7 CH. 9 CH, 15 CH et 30 CH.

Exemple d’une angineCe matin, Juliette, 8 ans, se plaint au réveil d’avoir mal à la gorge. Elle n’a pas faim et se trouve lasse. Sa maman prend sa température : 38,5 °C. À l’aide d’une petite cuiller et d’une lampe de poche, elle observe que sa gorge est très rouge. Juliette n’ira pas à l’école. Elle prendra 1 granule de Belladone 5 CH et 1 granule de Ferrum phosphoricum 5 CH tous les quarts d’heure, ainsi que 3 granules de Pyrogenium 9 CH ce matin, à renouveler ce soir. Au fur et à mesure de l’amélioration observée, sa maman espacera les prises des remèdes à 30 minutes, 1 heure puis 2 heures.

 

L’arrêt du traitement

En cas de maladie aiguë (rhino-pharyngite, otite, hémorroïdes), l’arrêt
du traitement se fera quelques jours après la disparition des symptômes. Dans le cas d’un traitement au long cours concernant une pathologie chronique, votre médecin vous expliquera selon quel rythme utiliser vos médicaments. Contrairement à une croyance
trop répandue, les traitements homéopathiques ne sont pas institués à vie ! Mais nos produits actifs sont plus des régulateurs que des médicaments au sens classique du terme. C’est pourquoi, lorsqu’ils ont démontré leur efficacité, chacun pourra les utiliser ou en cesser l’utilisation en fonction de son état de santé, de son état d’équilibre. Ainsi, telle personne améliorée dans son état général et dans ses fonctions hépatiques par Lycopodium, se servira de ce produit lorsque des symptômes manifesteront un état de déséquilibre. Il faut toujours avoir présent à l’esprit, concernant l’homéopathie, que cette technique thérapeutique cherche fondamentalement à restituer un équilibre, une harmonie.

Quelques exemples d’utilisation d’Arnica, grand remède des traumatismes– Après une chute banale sur le derrière et la constitution d’un début d’hématome
(un bleu) sur la fesse : prendre Arnica 5 CH.

– Après une chute de bicyclette dans un fossé et douleur avec plaies superficielles
et hématomes du bras et de la jambe droite : prendre Arnica 9 CH.

– Après un accident de voiture avec contusions multiples et importantes, fracture
du poignet, léger traumatisme crânien et grande frayeur : prendre Arnica 15 CH.

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