Autrefois appelés « nosodes » et parfois « biothérapiques », ils sont définis ainsi par la pharmacopée française : « Les biothérapiques sont des médicaments préparés à l’avance et obtenus à partir de produits
d’origine microbienne non chimiquement définis, de sécrétions ou d’excrétions pathologiques ou non, de tissus animaux ou végétaux et d’allergènes. Ces différentes substances portent alors le nom de souches pour biothérapiques. »

Nature des isothérapiques

A la simple lecture de la définition, on voit bien qu’il s’agit de produits très complexes. On distingue deux grandes catégories.

Les biothérapiques classiques
Au nombre de 27, ils font partie des grands remèdes de terrain et sont délicats à utiliser. Citons parmi les plus connus :
• staphylococcinum, obtenu à partir de culture de staphylocoques, bactéries pathogènes qui provoquent de nombreuses infections purulentes, notamment cutanées ;
• psorinum, obtenu à partir des lésions de gale, maladie de la peau due à un parasite ;
• tuberculinum. fabriqué à partir de la tuberculine qui sert à contrôler l’immunité tuberculeuse ;
• influenzinum, obtenu à partir du vaccin antigrippal fabriqué par l’Institut Pasteur.

Les hétéro-isothérapiques
Ils sont obtenus à partir de produits étrangers au malade mais qui ont un rapport particulier avec lui. Ainsi, on utilise fréquemment des allergènes dilués pour traiter des manifestations allergiques ou des médicaments allopathiques dilués pour tenter de pallier leurs effets secondaires.

Utilisation des biothérapiques

Proposés par Hahnemann, ces remèdes n’appliquent pas strictement la loi de similitude. Leur utilisation s’appuie sur l’idée qu’un prélèvement pathologique contient des produits qui sont en cause dans la maladie et que leur dilution, dans le remède homéopathique, leur confère des propriétés curatives. Certains sont très utilisés par les médecins homéopathes. Quelques praticiens, isolés dans des pays sans remèdes homéopathiques, les ont même prescrits exclusivement avec des résultats très intéressants. Les préparation hétéro-isothérapiques sont désormais interdites en France. On peut cependant les faire fabriquer dans d’autres pays d’Europe comme la Suisse ou la Belgique (2013). Il est cependant recommandé de ne pas les utiliser en automédication car ils déclenchent parfois de fortes réactions de stimulation de l’organisme. Remarque : après plusieurs mises au point avec les pouvoirs publics, il existe toujours, en 2013, 27 souches de biothérapiques classiques en vente en pharmacie.

Quelques exemples d’utilisation

– Colibacitlinum 15 CH est très utile pour combattre les infections urinaires à répétition. On prescrit 1 dose ou 10 granules, le matin à jeun, tous les 15 jours.
– Jnfluenzinum 15 CH est l’un des traitements préventifs de la grippe : 1 dose ou 10 granules, tous les 15 jours, d’octobre à fin janvier.
– Staphylococcinum 15 CH renforce les défenses immunitaires chez les sujets qui présentent une tendance aux infections avec suppurations.
– Psorinum 15 CH est fréquemment utilisé par les médecins homéopathes pour relancer un traitement bien conduit qui a perdu son efficacité.

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