Comment se présente-t-il ?
Le sujet purement Ignatia est un anxieux paradoxal. La disproportion
est permanente entre l’intensité des réactions qu’il manifeste et la cause réelle qui les provoquent : ainsi, une contrariété insignifiante déclenche chez lui une crise de nerf cataclysmique, alors qu’un choc émotionnel dramatique, comme la mort d’un être cher, ne suscitera que des réactions minimes parfois même un peu contradictoires avec la situation réelle.

Que fait-il ?
Du fait de la variabilité paradoxale de son humeur et de ses comportements, Ignatia est rarement un haut responsable. On le rencontre fréquemment dans des emplois stables de fonctionnaires qui représentent, alors, pour lui un repère de sécurité et une possibilité de public. En effet, s’il a besoin, par moment, de s’enfouir dans sa solitude pour y remâcher sa tristesse et pleurer tout son soûl, il lui faut aussi pouvoir « faire son numéro» à grands renforts de pleurs et d’explosions verbales incontrôlées, devant des spectateurs complaisants.

Physique
Il n’y a pas un physique particulier pour le sujet Ignatia. Cette variabi-
lité paradoxale de l’humeur peut se voir chez de très nombreux types
morphologiques.

Psychisme
Le type Ignatia est un instable pulsionnel. Sans relâche, il cherche un
équilibre introuvable entre ses débordements (pleurs, cris, provoca-
tions, exhibitionnisme plus ou moins appuyé), et ses refoulements (phase de mutisme, d’isolement, de solitude). Un sentiment de malaise existentiel s’empare de lui sans raison, à tous moments et dévie son attention. Sans cesse agressé par cette anxiété, il ne peut pas entrer dans l’action, vivre dans la réalité.

Déséquilibres et maladies
Tous les stress de la vie sont reçus par le sujet Ignatia comme un ennui immérité et imprévu rjirigé spécifiquement contre lui. « On » lui en veut, il n’avait pas mérité cela. Du fait de sa médiocre adaptabilité, il va facilement décompenser, d’abord en présentant des troubles très variés où les spasmes de l’appareil digestif prédominent mais qui peuvent prendre tous les aspects de ce que l’on appelle la spasmophilie (boule au creux épigastrique, boule au niveau de la gorge, tête vide, jambes « en flanelle », sensations de picotements désagréables, brusques accès de faiblesse, crises de tétanie avec détresse respiratoire), puis en s’enfonçant, progressivement, dans une vraie dépression, masquée, au début, par les symptômes précédents.

Ignatia et les problèmes d’adaptation
Les sujets du type qui vient d’être décrit se rencontrent assez fréquemment. Mais il est encore beaucoup plus fréquent de rencontrer des sujets d’un autre type qui, à un moment donné de leur vie, présentent un comportement similaire sans pour autant justifier l’utilisation permanente de ce remède. Cela est vraisemblablement dû à la dureté et l’immoralité des relations socioprofessionnelles de notre époque. Lors des phases difficiles d’adaptation, nombreuses sont les personnes qui décompensent et manifestent leurs difficultés par des symptômes hystériformes du type qui vient d’être décrit. Il en découle que le remède Ignatia est d’une utilisation extrêmwmwnt fr´wquente même chez des sujets qui, en d’autres circonstances, auraient été justiciables d’un autre remède de terrain. Il faut alors donner les deux remèdes ensemble.

Règles d’utilisation 

Chez le sujet de ce type, une prise de JGNATJA 15 CH, une dose chaque se-
maine, le dimanche matin, et une prise du même médicament 3GNAT3A 9 CH, 3 granules chaque matin avant le repas saut le jour de la prise de la dose précédente. Des cures de 2 à 3 mois sont conseillées durant les périodes de stress notamment. Les cures peuvent durer plus longtemps en cas
de stress permanent. Lorsque le remède est justifié chez une personne d’un autre type (Nux vomica, Lycopodium, Arsenicum album, Chamomilla…), on le donnera, en plus du premier médicament de terrain, à raison de 3 granules chaque matin en dilution 9 CH.

 

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