La recherche fondamentale ouvre l’avenir de l’homéopathie. A l’instar
de la médecine classique qui ne progresse que grâce aux progrès de la
biologie moléculaire, l’homéopathie verra ses thèses confirmées et de nouveaux développements apparaître dans les suites des recherches sur l’infiniment petit.

La recherche fondamentale

Sur le mode d’action des médicaments homéopathiques, on sait peu
de choses, en vérité ! La difficulté, dans ce domaine, provient des faibles quantités utilisées, qui sont très difficiles à suivre dans l’organisme. Pendant longtemps, nous en avons été réduits aux hypothèses. Dans sa thèse soutenue en 1978, le Dr Michel
Durand résumait bien la situation : «L’action du médicament homéo-
pathique ne semble pas en rapport avec la quantité de substance uti-
lisée. Elle est immédiate. Elle paraît être de type énergétique. Deux hypothèses sont en présence : persistance de molécules de la substance de départ, mais ces molécules seraient modifiées dans leur structure physico-chimique par le procédé de fabrication du remède homéopathique ;
– absence de molécules de la substance de départ. L’effet énergétique serait transporté par une modification de la structure du solvant. »
Trente-cinq ans se sont écoulés depuis et la seconde hypothèse semble bien, aujourd’hui, devoir se vérifier. En effet, les travaux passionnants et convaincants du professeur Jacques Benvéniste ont montré, sans équivoque, que les remèdes homéopathiques avaient bien une activité biologique in vitro, sur des modèles de laboratoire. Il a, de plus, accumulé une série d’expériences qui démontrent le transfert d’activité biologique par un simple circuit électromagnétique.

Pour l’heure, on ne connaît pas la nature de ce qui est transféré. Mais dans les milieux biologiques qui sont constitués pour une grande part d’eau, il faut que cela soit compatible avec la structure des molécules d’eau et leur organisation interne. C’est donc ce que Jacques Benvéniste a appelé la « mémoire de l’eau » et ce qui lui a valu une avalanche de sarcasmes de la part d’une grande partie de la communauté scientifique qui fait preuve, en l’occasion, d’un esprit bien peu novateur ! En effet, l’idée révolutionnaire (mais la science est forcément révolutionnaire lorsqu’elle fait avancer la connaissance !) se trouve dans la proposition d’une nature électromagnétique pour la transmission de l’information biologique. Ainsi, s’ouvre un immense champ nouveau d’exploration, dans un domaine que l’on pourrait dénommer « micropharmacologie électromagnétique ». Remarquons aussi que les recherches des dix dernières années sur les nanoparticules (dilutions au milliardième) se rapprochent étrangement de celles effectuées sur les dilutions homéopathiques.

La recherche clinique

Heureusement, l’homéopathie peut aussi s’appuyer sur une recherche clinique qui n’a pas ménagé ses efforts depuis une trentaine d’années. De nombreuses publications, en double insu, ont montré la supériorité des remèdes homéopathiques sur les remèdes allopathiques. Cette technique du double insu (ou en double aveugle) est un moyen d’éprouver l’efficacité d’un traitement ou d’une substance. Elle consiste à administrer un traitement à titre expérimental à un ou plusieurs groupes de sujets bien recensés, sans que ces sujets ou que les investigateurs eux-mêmes n’aient connaissance du traitement reçu par chacun, pour supprimer tout jugement a priori. En septembre 1997, le Quotidien du médecin faisait état de 89 travaux d’expérimentation clinique publiés dans des revues de niveau international, dans lesquels l’homéopathie donne des résultats significatifs et meilleurs que ceux obtenus par des traitements classiques. Les recherches cliniques coûtent beaucoup d’argent et les pouvoirs publiques y sont hostiles car les médecins décisionnaires dans ce domaine sont hostiles a priori à l’homéopathie. Il n’y a pas eu. à ma connaissance, d’étude synthétique plus récente que celle de 1997 et cependant de plus en plus de système de santé dans le monde s’y intéresse et aussi de plus en plus de patient car, avec la crise, chacun cherche à faire des économies sur les dépenses de santé ! Four le moment je crois qu’il faut s’en tenir là dans nos explications.

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