Nous l’avons vu plus haut, elle ne fut pas découverte par Hahnemann
mais par Hippocrate. Elle postule un parallélisme d’action entre le pouvoir toxicologique d’une substance et son pouvoir thérapeu-
tique. Mais jusqu’à Hahnemann, elle avait seulement été vérifiée à l’occasion de certains traitements suivis de guérisons.
Ainsi, on peut lire dans l’œuvre de Stahl, médecin allemand du xvni*
siècle, cette phrase et cette observation prémonitoire : «Je suis persuadé que les maladies cèdent aux aaents aui déterminent une affection semblable. C’est ainsi que j’ai réussi à faire disparaître la disposition aux aigreurs par de très petites doses d’acide sulfurique, dans des cas où l’on avait inutilement administré une multitude de poudres absorbantes. »

Application par Hahnemann

Hahnemann a trouvé, là, un fil conducteur pour son travail : expérimenter sur l’homme en reliant (c’est là son génie) ses observations des effets des drogues connues à la loi de similitude.
Il utilise pour cela les médicaments de son époque et s aperçoit que tous les sujets ne réagissent pas de la même façon. Il fait donc varier les conditions de l’expérimentation pour un même produit :
• 1 âge ;
• le sexe ;
• les doses, etc.

Il note les symptômes psychiques et corporels, subjectifs et objectifs, mais il note aussi les modalités, c’est-à-dire les modifications des symptômes, dans le sens de l’amélioration ou de l’aggravation, sous l’influence des circonstances extérieures ou physiologiques.
Il étudie ainsi les modalités :
• de rythme : horaire, saison, périodicité ;
• d’ambiance : climat, circonstances atmosphériques ;
• de position : assis, debout, couché, plié en deux ;
• en liaison avec les actes physiologiques : repos, sommeil, mouvement, cycles menstruels.

Il note les étiologies, c’est-à-dire les causes :
• causes microbiennes et biologiques ;
• influences psychogènes ;
• facteurs climatiques ;
• influences alimentaires ou toxiques ;
• traumatismes.

Il arrive ainsi à définir, pour chaque drogue expérimentée, ce qu’il appelle une pathogénésie.

Les doses infinitésimales

La loi de similitude ne parle pas de doses très diluées, voire infinitésimales. Et cependant, chacun sait bien que les remèdes homéopathiques apportent de très petites quantités de principes actifs. Four les hautes dilutions, le principe actif initial est
même absent, ce qui laisse supposer que l’activité du remède est sup-
portée par autre chose (rayonnement électromagnétique ?).
Lonque Hahnemann utilisa les premiers remèdes, il les prescrivit donc
à des doses pondérables. Ce n’est que progressivement, pour en atté-
nuer les effets secondaires, qu’il eut l’idée de diluer ces remèdes. Il observa alors la conservation de l’activité et même son extension au fil des dilutions successives. Cette pratique de l’utilisation systématique de dilutions plus ou moins fortes du remède
homéopathique est donc une invention propre à Hahnemann.

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