Celte question est au cœur du débat entre médecines allopathique et homéopathique, et suscite dans le public des engouements parfois peu raisonnables. D faut donc, d’emblée, affirmer que les remèdes homéopathiques bien utilisés ne guérissent ni un cancer évolutif, ni une tuberculose bacillaire, ni une insuffisance rénale chronique, ni une cirrhose du foie. Cette position a le mérite de la clarté et permet de nous démarquer de certains guérisseurs qui, au dire des patients eux-mêmes, accréditent l’idée que l’homéopathie serait une sorte de panacée. escroquerie ou tragique incompétence, ces rumeurs rejaillissent en négatif sur notre pratique. Est-ce à dire que l’homéopathie n’a pas sa place dans l’ensemble des traitements proposés dans ces cas graves ? Certainement pas ! Et l’expérience clinique montre combien nos remèdes sont utiles pour aider à pallier les effets secondaires de certaines drogues allopathiques très agressives (comme la chimiothérapie utilisée dans les cancers) et pour renforcer les défenses immunitaires de l’organisme. Il faut ajouter que nous pensons, sans pouvoir en apporter formellement la preuve, que nos remèdes contribuent à la prévention des maladies graves et singulièrement du cancer parce qu’ils aident l’organisme à fonctionner au plus près de son équilibre idéal. La tâche exaltante du médecin homéopathe consiste à tenter de faire vivre chaque personne, de sa naissance à sa mort, sans maladies graves, en modulant ses défenses naturelles. On voit alors combien notre travail est solidaire de celui de nos confrères qui ont choisi d’intervenir lorsque le diagnostic est fait plus tardivement. Il faut dire enfin, sur ce sujet sensible, que les derniers développements concernant les recherches aussi bien fondamentales que cliniques en homéopathie, laissent peut-être espérer la mise au point de techniques utilisables à titre curatif dans certaines grandes maladies. Des résultats obtenus, notamment en immunothérapie microdosée. restent à confirmer mais ouvrent la porte à l’espoir.

Maladies génétiques : l’impasse

Les maladies génétiques, comme l’hémophilie qui est un trouble grave de la coagulation du sang, sont dues à un défaut de cet extraordinaire ordinateur central que constituent nos chromosomes. Ce défaut nous a été transmis par nos pa rents et, actuellement, aucune technique médicale ne permet de le corriger. En revanche, et c’est heureux, nous savons fréquemment corriger les troubles qui sont la conséquence de ce défaut. Le médecin homéopathe pourra donc s’occuper, comme de n’importe quel patient, d’une personne présentant une maladie génétique, en précisant qu’il ne peut rien, par le moyen des remèdes homéopathiques, pour remédier à la situation proprement génétique qui est liée à la structure du patrimoine génétique de chaque personne.

Exemple : le cancer du seinIsabelle, 38 ans, vient de subir une opération pour un cancer du sein droit. La tumeur a été extirpée mais le protocole prévoit une chimiothérapie. Pour l’aider à supporter ce traitement très agressif aussi bien pour les cellules cancéreuses que pour les cellules saines, son médecin homéopathe lui prescrit :

– Son remède de terrain : Pulsatilla 15 CH. 10 granules (ou 1 dose) chaque semaine.

– Nux vomica 5 CH, 1 granule 6 fois par jour durant l’administration de la chimio
thérapie et matin et soir les autres jours, pour drainer son organisme.

– Silicea 15 CH, 10 granules (ou 1 dose) chaque semaine pour renforcer ses
défenses immunitaires.

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