La plupart des détracteurs de l’homéopathie ne savent pas que c’est
Hahnemann lui-même qui inventa le mot «allopathie» pour distinguer la médecine de son époque de la méthode thérapeutique qu’il ve-
nait de mettre au point. Depuis, ces deux conceptions n’ont pas cessé de s’affronter avec beaucoup d’intolérance et de mauvaise foi dans les deux camps.

Compatibilité homéopathie-allopathie

Nombreux sont les patients qui nous demandent si nos remèdes peuvent être pris en même temps que des remèdes classiques et s’ils doivent abandonner tous leurs médicaments habituels pour laisser, en quelque sorte, place vierge à l’homéopathie. Dans une telle conception, le médicament allopathique occuperait déjà le terrain et, dès lors, plus rien ne pourrait agir. Une telle affirmation est contraire à toutes les données de la science contemporaine qui démontre que chaque produit actif agit sur des sites d’action bien particuliers et spécifiques. Il en est vraisemblablement ainsi pour le médicament homéopathique et l’on peut donc postuler qu’il reste actif même en présence d’un autre traitement. Dans la pratique, il est fréquent de ne pas pouvoir interrompre un traitement classique institué depuis des mois, voire des années. Il en est ainsi, par exemple, des traitements contre l’hypertension, la dépression, l’épilepsie ou de certains traitements anticoagulants. Toutes ces situations appellent cependant des traitements homéopathiques. Et l’expérience clinique montre que nos remèdes sont bien efficaces puisqu’ils permettent souvent de diminuer, voire de supprimer, le traitement allopathique.

La situation inverse est également fréquente : le patient, sous traitement homéopathique, présente une pathologie aiguë qui justifie un traitement allopathique. Il peut en être ainsi chez un enfant qui est traité pour des rhino-pharyngites et des bronchites à répétition. Une situation particulièrement aiguë peut très bien justifier l’emploi momentané d’antibiotiques sans, pour autant,
faire interrompre le traitement de fond homéopathique. Le cas de la cortisone et des médicaments de la même famille (corticoïdes) est à considérer à part. Il semble bien que ces produits diminuent considérablement l’efficacité  de nos traitements homéopathiques. Il faut cependant toujours associer les deux types de traitements, ne serait-ce que pour tenter de diminuer les dramatiques effets secondaires des corticoïdes.

Les effets secondaires

On appelle effets secondaires des effets indésirables qui surviennent au cours d’un traitement et n’ont rien  à voir avec l’effet initialement recherché. Ils s’observent très souvent durant les traitements classiques, allopathiques. Ainsi les médicaments anti-inflammatoires, utilisés par exemple pour les poussées de rhumatismes, provoquent très fréquemment des troubles douloureux au niveau de l’estomac. Il n’en est pas de même en homéopathie. En effet, nos remèdes ne provoquent aucun effet secondaire. Ceci est dû, vraisemblement, à la fois  à leur spécificité d’action (principe de similitude) et à leur dilution. Cependant, parfois, nos patients se plaignent d’être « plus mal » après deux ou trois semaines de traitement. Il ne s’agit pas là d’effets secondaires du remède mais d’une réactivation des défenses de l’organisme qui peut provoquer une recrudescence des symptômes. Il faut d’ailleurs remarquer que cette réactivation se manifeste sur les symptômes existant déjà (alors que dans le cas des médicaments allopathiques. il s’agit de symptômes totalement différents) et que cette « bouffée de symptômes » disparaît rapidement pour faire place à un mieux-être très sensible.

 

Homéopathie et antibiotiquesLes remèdes homéopathiques n’ont aucune octrvtté antibiotique. Cela signifie qu’ils n’ogissent jamais par destruction directe des microbes en cause dans un processus infectieux Et pourtant, nous prétendons soigner de nombreuses maladies infectieuses

Comment expliquer ce paradoxe apparent ?

Une maladie infectieuse est une maladie due à un microbe qui peut être une bactérie (ex : le streptocoque qui donne des angines, le staphylocoque qui donne des infections multiples), un virus (ex le virus de la poliomyélite qui donne la terrible malodie paralysante du même nom. le virus de l’herpès qui donne des manifestations récidrvantes sur la peau et les muqueuses) ou un parasite (ex. logent du paludisme). Le but de la thérapeutique allopathtque est de tuer le microbe Et les antibiotiques agissent bien ainsi avec cette restriction qu’ils ne tueni que les bactéries. Contre les parasites, nous disposons d’autres médicaments comme la quinine dans le cas du paludisme Quant aux virus, nous n’avons que très peu de produits actifs pour les détruire (l’ociclovir contre l’herpès, quelques produits contre le sida) Un remède homéopathique n’a pas pour but de tuer les microbes. Ceci est dû à la fois à sa nature et à sa dilution. En revanche, il intervient pour renforcer les défenses naturelles de l’organisme contre les microbes Cet aspect qui n’est pas du tout pris en compte par les antibiotiques est essentiel En effet, il ne suffit pas de détruire un agent infectieux pour résoudre tous les problèmes Car l’infection n’a pu se développer que grâce à une défaillance de l’organisme C’est à cette défaillance que s’intéresse l’homéopathie. En cas de maladies infectieuses, nous prescrivons donc des médicaments qui ont pour but a »aider l’organisme à lutter et à détruire, par lui-même, les microbes agresseurs Ces médicaments ne sont pas. éventuellement incompatibles avec un traitement antibiotique qui n’agit pas du tout au même niveau

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